L'HOMME EST UN ROSEAU PENSANT PASCAL BLAISEGALLIMARD, GALLIMARD Format 9 x 109 x 179Reliure BrochĂ©RĂ©fĂ©rence 9782070469123Date de parution 19/05/2016 En rĂ©sumĂ© RĂ©sumĂ© "L'homme n'est qu'un roseau pensant, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'Ă©craser ; une vapeur, une goutte suffit pour le tuer. Mais quand l'univers l'Ă©craserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue puisqu'il sait qu'il meurt et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien." Invitant Ă s'Ă©loigner du divertissement du monde, les mĂ©ditations de ce roseau pensant qu'est Pascal, comme chacun d'entre nous, invitent Ă la mĂ©ditation et Ă un recueillement salutaire - quand bien mĂȘme il serait PensĂ©es se prĂ©sentent sous forme de fragments numĂ©rotĂ©s, pour certains rĂ©unis par Pascal lui-mĂȘme au sein de liasses portant des titres. Ce sont les fragments classĂ©s dans les quinze premiĂšres liasses que nous reprenons dans cette Ă©dition, et qui pourraient constituer un portrait de l'homme, entre misĂšre et grandeur, nourri par la foi et les rĂ©flexions thĂ©ologiques de Pascal. Une mĂ©ditation bouleversante sur la condition humaine, entre misĂšre et grandeur, portĂ©e par une Ă©loquence exceptionnelle.Nile coeur, ni la raison sont infaillibles. L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'Ă©craser: une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers s'Ă©craserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il
Je publie cette synthĂšse en fin d'aprĂšs-midi, et seulement 20 Ă©lĂšves ont rĂ©pondu ici ou sur ED. Je vous demande d'ĂȘtre attentif Ă suivre le blog, tous les jours oĂč nous avons normalement cours ensemble, sans attendre ou le lendemain pour m'envoyer votre travail ceci est le travail de mercredi ! Merci. Allez bien jusqu'au bas de l'article, j'ai quelques petites questions Ă vous poser... 1/ Trois siĂšcles sont effectivement reprĂ©sentĂ©s, dans les illustrations de cette fable tout d'abord le XVIIe siĂšcle. François Chauveau est donc un contemporain de La Fontaine, graveur trĂšs connu en son temps, qui a illustrĂ© de nombreux Ă©crivains de cette pĂ©riode. Puis vient une Ćuvre du dĂ©but du XIXe siĂšcle 1816 Achille Etna Michallon Ă©tait un peintre trĂšs prometteur de son temps. Enfin, une Ćuvre contemporaine, datĂ©e de 2013, imaginĂ©e par Alexandre HonorĂ©. Vous avez remarquĂ© que ce dernier s'adressait certainement aux enfants, mais surtout qu'il faisant un chĂȘne bien souriant et sympathique, beaucoup plus que dans la fable en tout cas ; et Ă l'inverse, le roseau semble discourir, d'une façon un petit peu hautaine. La personnification des deux vĂ©gĂ©taux est complĂštement assumĂ©e, c'est-Ă -dire que nous avons lĂ une vision relevant pleinement de l'anthropomorphisme. Personnification Figure de style. Façon de dĂ©crire un inanimĂ© comme si c'Ă©tait une personne. Ainsi, par exemple, la tempĂȘte accourt », ce que font plutĂŽt les ĂȘtres humains en gĂ©nĂ©ral ! Anthropomorphisme du grec, anthropo = humain/ morphe = forme Tendance Ă se reprĂ©senter toute rĂ©alitĂ© comme semblable Ă la rĂ©alitĂ© humaine cnrtl. Imaginer des dieux ou un Dieu ressemblant Ă des ĂȘtres humains ; imaginer que les animaux ont la mĂȘme perception du monde que nous, c'est de l'anthropomorphisme. C'est un peu la mĂȘme chose que la personnification », mais dans un emploi plus gĂ©nĂ©ral philosophie, sciences... que la seule littĂ©rature. Dans les 3 cas, le roseau est Ă©videmment plutĂŽt au premier plan, pour que nous puissions bien distinguer son rĂŽle, et ne le prenions pas au contraire comme simple Ă©lĂ©ment du dĂ©cor. LâĆuvre du XIXe siĂšcle est certainement la plus rĂ©aliste, et la plus minutieuse. Quant Ă celle du XVIIe siĂšcle, on peut s'Ă©tonner que la tempĂȘte soit illustrĂ©e dans le coin en haut Ă droite par des rayons, qui semblent ĂȘtre ceux du soleil mais peut-ĂȘtre s'agit-il d'une manifestation divine pour punir l'arrogance du chĂȘne, ce qui nous amĂšne Ă Pascal. 2/ Il y aurait beaucoup Ă en dire, en tout cas dans une salle de classe ! Je vais essayer d'ĂȘtre plus bref, tout en restant clair... Le propos est de Blaise Pascal et, comme le signale Flora, la citation complĂšte est "L'homme n'est qu'un Roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un Roseau pensant." » J'ai dĂ©jĂ eu l'occasion de vous raconter comme le XVIIe siĂšcle de La Fontaine, contrairement Ă ce qu'on pourrait imaginer, est un siĂšcle rĂ©volutionnaire, notamment par l'essor des sciences. Pascal y tient une grande place, comme scientifique et philosophe. Sa vie fut trĂšs courte 1623-1662, mais trĂšs riche Ă 11 ans il Ă©crit un livre sur les sons et les ondes, Ă 14 ans sur les cĂŽnes, et il conçoit Ă 18 ans l'une des premiĂšres machines Ă calculer ; rĂ©flĂ©chissant aux jeux de hasard, il participe aussi Ă concevoir les probabilitĂ©s mathĂ©matiques bref, il m'a fait beaucoup souffrir, dans toute ma scolaritĂ© ! Mais c'est aussi un philosophe, dont l'ouvrage le plus connu est appelĂ© Les PensĂ©es, fragments d'un ouvrage qu'il n'a pas eu le temps de terminer. Il y a deux axes Ă sa pensĂ©e D'abord la science, nous l'avons vu ; Ensuite le Christianisme. On a d'ailleurs dĂ©couvert Ă sa mort, secrĂštement cousu dans sa veste, le rĂ©cit qu'il a fait de sa Nuit de Feu », expĂ©rience mystique qui fut pour lui une rĂ©vĂ©lation religieuse ce document est appelĂ© Le MĂ©morial ». Et c'est de maniĂšre trĂšs originale qu'il mĂȘle ces deux influences par exemple, c'est Ă partir des probabilitĂ©s mathĂ©matiques qu'il parie sur l'existence de Dieu le cĂ©lĂšbre pari de Pascal ». Qualifier l'homme de roseau pensant » est dire que l'homme est un ĂȘtre faible et vulnĂ©rable, mais qu'il peut se servir de sa pensĂ©e pour mener une vie convaincante et juste, notamment du point de vue de la religion, de la morale Lâhomme est grand car il se sait petit, et lâhomme est noble car il se sait misĂ©rable. Nous pouvons faire un parallĂšle avec la sagesse Socratique, Ă travers sa citation Je sais que je ne sais rien ». Câest une sagesse Ă©galement paradoxale. », ainsi que le relĂšve Morgane. Pour Pascal, l'homme est une toute petite chose, perdue entre l'infiniment petit et l'infiniment grand il a Ă©crit dans Les PensĂ©es un trĂšs beau texte sur ces deux infinis », mais je vais ĂȘtre trop long ! Reportez-vous plutĂŽt Ă la vidĂ©o, au dĂ©but de cet article, qui compare la taille de l'homme Ă ce qui "l'entoure", pour ainsi dire c'est bien simple, Ă la toute fin de la vidĂ©o vous ĂȘtes prĂ©cisĂ©ment au milieu de l'Ă©cran ! Et vous pouvez toujours faire "coucou"... On croirait que, 4 siĂšcles plus tard, cette vidĂ©o a Ă©tĂ© faite pour illustrer le propos de Pascal ! *** Et voici donc les questions Peut-ĂȘtre serait-il temps Ă votre tour d'Ă©crire une fable ? Voulez-vous que nous choisissions un thĂšme, un sujet ? Si oui, avez-vous une idĂ©e en tĂȘte ? Merci de rĂ©pondre dans les commentaires.