Dansson arrĂȘt ultra ciselĂ© du 28 novembre 2018, au visa de l’article L. 8221-6 II du code du travail, la Cour de cassation casse l’arrĂȘt de la Cour d’appel et affirme « d’une part, que l’application Ă©tait dotĂ©e d’un systĂšme de gĂ©olocalisation permettant le suivi en temps rĂ©el par la sociĂ©tĂ© de la position du coursier et la comptabilisation du nombre total de kilomĂštres
Statut de l’illustrateur pour magazine Un illustrateur ayant collaborĂ© avec la sociĂ©tĂ© Mondadori Magazines France magazine Nous deux » pendant plusieurs annĂ©es a Ă©tĂ© dĂ©boutĂ© de son action en requalification en CDI. En Lire Plus → Contrat de prestation de service ou contrat de travail ? Le prestataire d’un organisateur de rĂ©ceptions, en charge d’animer la communication sur les rĂ©seaux sociaux et sur internet, a vu son contrat de prestation de service rompu aux motifs de citations commerciales abusives et dĂ©tournĂ©es. Le prestataire avait publiĂ© sur son site internet des rĂ©fĂ©rences clients 
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ArticleL8222-6. Tout contrat Ă©crit conclu par une personne morale de droit public doit comporter une clause stipulant que des pĂ©nalitĂ©s peuvent ĂȘtre infligĂ©es au cocontractant s'il ne s'acquitte pas des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 Ă  L. 8221-5. Le montant des pĂ©nalitĂ©s est, au plus, Ă©gal Ă  10 % du montant du Droits du travail & RH ReprĂ©sentation du personnel SantĂ© & sĂ©curitĂ© Accueil ActualitĂ©s Connexion Code du travail \ PARTIE 8 - CONTRÔLE DE L'APPLICATION DE LA LÉGISLATION DU TRAVAIL > LIVRE 2 - Lutte contre le travail illĂ©gal > TITRE 2 - Travail dissimulĂ© > CHAPITRE 1 - Interdictions > PARTIE LÉGISLATIVE > SECTION 3. - Travail dissimulĂ© par dissimulation d'emploi salariĂ© ModifiĂ© par la loi n° 2015-991 du 7 aoĂ»t 2015 Contrat de travailI. Sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d'ordre par un contrat de travail dans l'exĂ©cution de l'activitĂ© donnant lieu Ă  immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales ;2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par l'article L. 214-18 du code de l'Ă©ducation ou de transport Ă  la demande conformĂ©ment Ă  l'article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 d'orientation des transports intĂ©rieurs ;3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ;4° AbrogĂ©II. L'existence d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă  un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă  l'Ă©gard de ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă  l'accomplissement des obligations incombant Ă  l'employeur mentionnĂ©es Ă  l'article L. donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă  la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie.
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L8211-1, L 8221-1, L 8221-5 et L 8224-1 et suivants du code du travail), ou encore pour les cas les plus graves le dĂ©lit d’escroquerie (art. 313-1 du code pĂ©nal), est Ă©galement susceptible d’ĂȘtre constatĂ©. Pour le dĂ©lit d’escroquerie, les personnes physiques encourent une peine de 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende

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LeCode du travail prĂ©voit des prĂ©somption de salariat et de non salariat. Ainsi, ledit Code instaure des dispositions oĂč la personne est prĂ©sumĂ©e salariĂ©e, comme les journalistes (article L. 7112-1 du Code du travail), ou encore les artistes du spectacle (L. 7121-3 du Code du travail). Si un auto-entrepreneur immatriculĂ© au registre du commerce Ă©tablit qu’il travaille sous la subordination d’un donneur d’ordre, la prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat dont il relĂšve est renversĂ©e et le donneur d’ordre peut faire l’objet d’un redressement de cotisations sociales. Aux termes de l’article L 8221-6, I du Code du travail sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d’ordre par un contrat de travail dans l’exĂ©cution de l’activitĂ© donnant lieu Ă  immatriculation ou inscription – les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des Urssaf pour le recouvrement des cotisations d’allocations familiales ; – les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire ou de transport Ă  la demande ; – les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s. En l’espĂšce, Ă  la suite d’un contrĂŽle, une sociĂ©tĂ© de transport qui a eu recours Ă  un auto-entrepreneur, immatriculĂ© au registre du commerce, pour conduire des camions afin d’effectuer des livraisons sur des chantiers fait l’objet d’un redressement de cotisations sociales Ă  ce titre. Elle saisit une juridiction de sĂ©curitĂ© sociale afin d’en demander l’annulation. L’existence d’un lien de subordination dĂ©pend des conditions d’exercice de la prestation La cour d’appel saisie du litige dĂ©boute la sociĂ©tĂ© de sa demande. Examinant les faits qui lui sont soumis, elle considĂšre que l’auto-entrepreneur Ă©tait assujetti au pouvoir de subordination de la sociĂ©tĂ©, que ce soit concernant les tĂąches Ă  effectuer, les moyens mis Ă  sa disposition et les dates de ses interventions. En effet, les vĂ©hicules qu’il utilisait afin d’effectuer les livraisons Ă©taient mis Ă  sa disposition par la sociĂ©tĂ© qui en assurait l’approvisionnement en carburant et l’entretien, il utilisait la licence communautaire de celle-ci et se prĂ©sentait sur les chantiers comme faisant partie de la sociĂ©tĂ© de transport. En outre, les disques d’enregistrement Ă©taient remis Ă  cette derniĂšre. L’intĂ©ressĂ© n’avait donc aucune indĂ©pendance dans l’organisation et l’exĂ©cution de son travail. La prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat peut ĂȘtre renversĂ©e S’en remettant au pouvoir souverain d’apprĂ©ciation des juges du fond, la Cour de cassation approuve leur dĂ©cision aprĂšs avoir rappelĂ© que si, selon l’article L 8221-6, I du Code du travail, les personnes physiques ou dirigeants de personnes morales, dans l’exĂ©cution de l’activitĂ© donnant lieu Ă  immatriculation ou inscription sur les registres que ce texte Ă©numĂšre, sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d’ordre par un contrat de travail, cette prĂ©somption lĂ©gale de non-salariat, qui bĂ©nĂ©ficie aux personnes sous le statut d’auto-entrepreneur, peut ĂȘtre dĂ©truite s’il est Ă©tabli que ces personnes fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations au donneur d’ordre dans des conditions les plaçant dans un lien de subordination juridique permanente Ă  l’égard de celui-ci. La Haute Juridiction confirme ainsi que, dĂšs lors qu’un lien de subordination juridique avait Ă©tĂ© Ă©tabli par la cour d’appel entre la sociĂ©tĂ© et la personne qu’elle avait employĂ©e sous le statut d’auto-entrepreneur, le montant des sommes que la sociĂ©tĂ© avait versĂ© Ă  cette derniĂšre devait ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ© dans l’assiette des cotisations sociales, en l’occurrence celles dues par la sociĂ©tĂ© en sa qualitĂ© d’employeur. Cass. 2e civ. 28-11-2019 n° FP-PBI, StĂ© transport Wendling c/ Urssaf d’Alsace L’ctualitĂ© en ligne, www . 13/12/2019 – DĂ©partement 63

Danssa décision n° 2015-479 QPC du 31 juillet 2015 (NOR : CSCX1518919S), le Conseil constitutionnel a déclaré le deuxiÚme alinéa de l'article L. 8222-2 du code du travail conforme à la Constitution, sous la réserve énoncée au considérant 14.

Actions sur le document Sont constitutives de travail illĂ©gal, dans les conditions prĂ©vues par le prĂ©sent livre, les infractions suivantes 1° Travail dissimulĂ© ; 2° Marchandage ; 3° PrĂȘt illicite de main-d'oeuvre ; 4° Emploi d'Ă©tranger sans titre de travail ; 5° Cumuls irrĂ©guliers d'emplois ; 6° Fraude ou fausse dĂ©claration prĂ©vue aux articles L. 5124-1, L. 5135-1 et L. 5429-1. Sont interdits 1° Le travail totalement ou partiellement dissimulĂ©, dĂ©fini et exercĂ© dans les conditions prĂ©vues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° La publicitĂ©, par quelque moyen que ce soit, tendant Ă  favoriser, en toute connaissance de cause, le travail dissimulĂ© ; 3° Le fait de recourir sciemment, directement ou par personne interposĂ©e, aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©. Sont exclus des interdictions prĂ©vues au prĂ©sent chapitre, les travaux d'urgence dont l'exĂ©cution immĂ©diate est nĂ©cessaire pour prĂ©venir les accidents imminents ou organiser les mesures de sauvetage. Est rĂ©putĂ© travail dissimulĂ© par dissimulation d'activitĂ©, l'exercice Ă  but lucratif d'une activitĂ© de production, de transformation, de rĂ©paration ou de prestation de services ou l'accomplissement d'actes de commerce par toute personne qui, se soustrayant intentionnellement Ă  ses obligations 1° Soit n'a pas demandĂ© son immatriculation au rĂ©pertoire des mĂ©tiers ou, dans les dĂ©partements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, au registre des entreprises ou au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, lorsque celle-ci est obligatoire, ou a poursuivi son activitĂ© aprĂšs refus d'immatriculation, ou postĂ©rieurement Ă  une radiation ; 2° Soit n'a pas procĂ©dĂ© aux dĂ©clarations qui doivent ĂȘtre faites aux organismes de protection sociale ou Ă  l'administration fiscale en vertu des dispositions lĂ©gales en vigueur. Cette situation peut notamment rĂ©sulter de la non-dĂ©claration d'une partie de son chiffre d'affaires ou de ses revenus ou de la continuation d'activitĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© radiĂ© par les organismes de protection sociale en application de l'article L. 133-6-7-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale. Les activitĂ©s mentionnĂ©es Ă  l'article L. 8221-3 sont prĂ©sumĂ©es, sauf preuve contraire, accomplies Ă  titre lucratif 1° Soit lorsque leur rĂ©alisation a lieu avec recours Ă  la publicitĂ© sous une forme quelconque en vue de la recherche de la clientĂšle ; 2° Soit lorsque leur frĂ©quence ou leur importance est Ă©tablie ; 3° Soit lorsque la facturation est absente ou frauduleuse ; 4° Soit lorsque, pour des activitĂ©s artisanales, elles sont rĂ©alisĂ©es avec un matĂ©riel ou un outillage prĂ©sentant par sa nature ou son importance un caractĂšre professionnel. Est rĂ©putĂ© travail dissimulĂ© par dissimulation d'emploi salariĂ© le fait pour tout employeur 1° Soit de se soustraire intentionnellement Ă  l'accomplissement de la formalitĂ© prĂ©vue Ă  l'article L. 1221-10, relatif Ă  la dĂ©claration prĂ©alable Ă  l'embauche ;2° Soit de se soustraire intentionnellement Ă  l'accomplissement de la formalitĂ© prĂ©vue Ă  l'article L. 3243-2, relatif Ă  la dĂ©livrance d'un bulletin de paie, ou de mentionner sur ce dernier un nombre d'heures de travail infĂ©rieur Ă  celui rĂ©ellement accompli, si cette mention ne rĂ©sulte pas d'une convention ou d'un accord collectif d'amĂ©nagement du temps de travail conclu en application du titre II du livre Ier de la troisiĂšme partie ;3° Soit de se soustraire intentionnellement aux dĂ©clarations relatives aux salaires ou aux cotisations sociales assises sur ceux-ci auprĂšs des organismes de recouvrement des contributions et cotisations sociales ou de l'administration fiscale en vertu des dispositions lĂ©gales. I. - Sont prĂ©sumĂ©s ne pas ĂȘtre liĂ©s avec le donneur d'ordre par un contrat de travail dans l'exĂ©cution de l'activitĂ© donnant lieu Ă  immatriculation ou inscription 1° Les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales ;2° Les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire prĂ©vu par l'article L. 213-11 du code de l'Ă©ducation ou de transport Ă  la demande conformĂ©ment Ă  l'article 29 de la loi n° 82-1153 du 30 dĂ©cembre 1982 d'orientation des transports intĂ©rieurs ;3° Les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ;4° Les personnes physiques relevant de l'article L. 123-1-1 du code de commerce ou du V de l'article 19 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 relative au dĂ©veloppement et Ă  la promotion du commerce et de l' - L'existence d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque les personnes mentionnĂ©es au I fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă  un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă  l'Ă©gard de ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă  l'accomplissement des obligations incombant Ă  l'employeur mentionnĂ©es Ă  l'article L. donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă  la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie. Est prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. Toute personne qui publie, diffuse ou fait diffuser par tout moyen une offre de service ou de vente ou une annonce destinĂ©e Ă  faire connaĂźtre son activitĂ© professionnelle au public est tenue 1° Lorsqu'elle est soumise au respect des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 a De mentionner un numĂ©ro d'identification prĂ©vu par dĂ©cret en Conseil d'Etat ou, pour l'entreprise en cours de crĂ©ation, son nom ou sa dĂ©nomination sociale et son adresse professionnelle ; b De communiquer au responsable de la publication ou de la diffusion son nom ou sa dĂ©nomination sociale et son adresse professionnelle ; 2° Lorsqu'elle n'est pas soumise au respect des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1° a De mentionner son nom et son adresse sur toute annonce faite par voie d'affiche ou de prospectus ; b De communiquer son nom et son adresse au responsable de la publication ou de la diffusion. Le responsable de la publication ou de la diffusion tient ces informations Ă  la disposition des agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-7 pendant un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la cessation de la diffusion de l'annonce. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. Toute personne vĂ©rifie lors de la conclusion d'un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum en vue de l'exĂ©cution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce, et pĂ©riodiquement jusqu'Ă  la fin de l'exĂ©cution du contrat, que son cocontractant s'acquitte 1° des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ; 2° de l'une seulement des formalitĂ©s mentionnĂ©es au 1°, dans le cas d'un contrat conclu par un particulier pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent article sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. Toute personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de l'article L. 8222-1, ainsi que toute personne condamnĂ©e pour avoir recouru directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©, est tenue solidairement avec celui qui a fait l'objet d'un procĂšs-verbal pour dĂ©lit de travail dissimulĂ© 1° Au paiement des impĂŽts, taxes et cotisations obligatoires ainsi que des pĂ©nalitĂ©s et majorations dus par celui-ci au TrĂ©sor ou aux organismes de protection sociale ; 2° Le cas Ă©chĂ©ant, au remboursement des sommes correspondant au montant des aides publiques dont il a bĂ©nĂ©ficiĂ© ; 3° Au paiement des rĂ©munĂ©rations, indemnitĂ©s et charges dues par lui Ă  raison de l'emploi de salariĂ©s n'ayant pas fait l'objet de l'une des formalitĂ©s prĂ©vues aux articles L. 1221-10, relatif Ă  la dĂ©claration prĂ©alable Ă  l'embauche et L. 3243-2, relatif Ă  la dĂ©livrance du bulletin de paie. Les sommes dont le paiement est exigible en application de l'article L. 8222-2 sont dĂ©terminĂ©es Ă  due proportion de la valeur des travaux rĂ©alisĂ©s, des services fournis, du bien vendu et de la rĂ©munĂ©ration en vigueur dans la profession. Lorsque le cocontractant intervenant sur le territoire national est Ă©tabli ou domiciliĂ© Ă  l'Ă©tranger, les obligations dont le respect fait l'objet de vĂ©rifications sont celles qui rĂ©sultent de la rĂ©glementation d'effet Ă©quivalent de son pays d'origine et celles qui lui sont applicables au titre de son activitĂ© en France. Le maĂźtre de l'ouvrage ou le donneur d'ordre, informĂ© par Ă©crit par un agent de contrĂŽle mentionnĂ© Ă  l'article L. 8271-7 ou par un syndicat ou une association professionnels ou une institution reprĂ©sentative du personnel, de l'intervention d'un sous-traitant ou d'un subdĂ©lĂ©gataire en situation irrĂ©guliĂšre au regard des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 enjoint aussitĂŽt Ă  son cocontractant de faire cesser sans dĂ©lai cette situation. A dĂ©faut, il est tenu solidairement avec son cocontractant au paiement des impĂŽts, taxes, cotisations, rĂ©munĂ©rations et charges mentionnĂ©s aux 1° Ă  3° de l'article L. 8222-2, dans les conditions fixĂ©es Ă  l'article L. 8222-3L. 8222-3. Les dispositions du prĂ©sent article ne s'appliquent pas au particulier qui contracte pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Tout contrat Ă©crit conclu par une personne morale de droit public doit comporter une clause stipulant que des pĂ©nalitĂ©s peuvent ĂȘtre infligĂ©es au cocontractant s'il ne s'acquitte pas des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 Ă  L. 8221-5. Le montant des pĂ©nalitĂ©s est, au plus, Ă©gal Ă  10 % du montant du contrat et ne peut excĂ©der celui des amendes encourues en application des articles L. 8224-1, L. 8224-2 et L. 8224-5. Toute personne morale de droit public ayant contractĂ© avec une entreprise, informĂ©e par Ă©crit par un agent de contrĂŽle de la situation irrĂ©guliĂšre de cette derniĂšre au regard des formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5, l'enjoint aussitĂŽt de faire cesser cette situation. L'entreprise ainsi mise en demeure apporte Ă  la personne morale de droit public la preuve qu'elle a mis fin Ă  la situation dĂ©lictuelle. La personne morale de droit public transmet, sans dĂ©lai, Ă  l'agent auteur du signalement les Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse communiquĂ©s par l'entreprise ou l'informe d'une absence de rĂ©ponse. A dĂ©faut de correction des irrĂ©gularitĂ©s signalĂ©es dans un dĂ©lai fixĂ© par dĂ©cret en Conseil d'Etat, la personne morale de droit public en informe l'agent auteur du signalement et peut appliquer les pĂ©nalitĂ©s prĂ©vues par le contrat ou rompre le contrat, sans indemnitĂ©, aux frais et risques de l'entrepreneur. A dĂ©faut de respecter les obligations qui dĂ©coulent du deuxiĂšme, troisiĂšme ou quatriĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article, la personne morale de droit public est tenue solidairement responsable des sommes dues au titre des 1° et 3° de l'article L. 8222-2, dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article L. 8222-3. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. En cas de rupture de la relation de travail, le salariĂ© auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l'article L. 8221-3 ou en commettant les faits prĂ©vus Ă  l'article L. 8221-5 a droit Ă  une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă  six mois de salaire. Le salariĂ© obtient des agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-7, dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret, les informations relatives Ă  l'accomplissement par son employeur de la dĂ©claration prĂ©alable Ă  l'embauche le concernant. Lorsque cette formalitĂ© n'est pas accomplie par l'employeur, ces agents sont habilitĂ©s Ă  communiquer au salariĂ© les informations relatives Ă  son inscription sur le registre unique du personnel. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions du prĂ©sent chapitre. Le fait de mĂ©connaĂźtre les interdictions dĂ©finies Ă  l'article L. 8221-1 est puni d'un emprisonnement de trois ans et d'une amende de 45 000 euros. Le fait de mĂ©connaĂźtre les interdictions dĂ©finies Ă  l'article L. 8221-1 par l'emploi dissimulĂ© d'un mineur soumis Ă  l'obligation scolaire est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 75 000 euros. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues aux articles L. 8224-1 et L. 8224-2 encourent les peines complĂ©mentaires suivantes 1° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-27 du code pĂ©nal, soit d'exercer une fonction publique ou d'exercer l'activitĂ© professionnelle ou sociale dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise, soit d'exercer une profession commerciale ou industrielle, de diriger, d'administrer, de gĂ©rer ou de contrĂŽler Ă  un titre quelconque, directement ou indirectement, pour son propre compte ou pour le compte d'autrui, une entreprise commerciale ou industrielle ou une sociĂ©tĂ© commerciale. Ces interdictions d'exercice peuvent ĂȘtre prononcĂ©es cumulativement ; 2° L'exclusion des marchĂ©s publics pour une durĂ©e de cinq ans au plus ; 3° La confiscation des objets ayant servi directement ou indirectement Ă  commettre l'infraction ou qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă  cette occasion, ainsi que de ceux qui en sont le produit et qui appartiennent au condamnĂ© ; 4° L'affichage du jugement aux frais de la personne condamnĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-35 du code pĂ©nal et son insertion, intĂ©grale ou par extraits, dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Ces frais ne peuvent excĂ©der le montant maximum de l'amende encourue ; 5° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-26 du code pĂ©nal, des droits civiques, civils et de famille. Tout Ă©tranger coupable des infractions prĂ©vues aux articles L. 8224-1 et L. 8224-2 est passible d'une interdiction du territoire français qui peut ĂȘtre prononcĂ©e dans les conditions prĂ©vues par l'article 131-30 du code pĂ©nal pour une durĂ©e de cinq ans au plus. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, des infractions prĂ©vues par les articles L. 8224-1 et L. 8224-2 encourent 1° L'amende, dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă  5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction prĂ©vue au 2° de l'article 131-39 du code pĂ©nal porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă  l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Le fait, pour toute personne soumise aux obligations Ă©noncĂ©es Ă  l'article L. 8221-7, de diffuser ou de faire diffuser, ou de communiquer au responsable de la publication ou de la diffusion des informations mensongĂšres relatives Ă  son identification est puni d'une amende de 7 500 euros. Le marchandage, dĂ©fini comme toute opĂ©ration Ă  but lucratif de fourniture de main-d'oeuvre qui a pour effet de causer un prĂ©judice au salariĂ© qu'elle concerne ou d'Ă©luder l'application de dispositions lĂ©gales ou de stipulations d'une convention ou d'un accord collectif de travail, est interdit. Lorsqu'un chef d'entreprise conclut un contrat pour l'exĂ©cution d'un travail ou la fourniture de services avec un entrepreneur qui recrute lui-mĂȘme la main-d'oeuvre nĂ©cessaire et que celui-ci n'est pas propriĂ©taire d'un fonds de commerce ou d'un fonds artisanal, le chef d'entreprise respecte, Ă  l'Ă©gard des salariĂ©s de l'entrepreneur employĂ©s dans son Ă©tablissement ou les dĂ©pendances de celui-ci et sous les mĂȘmes sanctions que pour ses propres salariĂ©s, les prescriptions prĂ©vues 1° A l'article L. 1225-29, relatives aux repos obligatoires prĂ©natal et postnatal ; 2° Aux articles L. 1225-30 Ă  L. 1225-33, relatives aux dispositions particuliĂšres Ă  l'allaitement ; 3° Au livre Ier de la troisiĂšme partie, relatives Ă  la durĂ©e du travail, aux repos et aux congĂ©s ; 4° A la quatriĂšme partie, relatives Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© au travail. En cas de dĂ©faillance de l'entreprise, Ă  laquelle il est recouru dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article L. 8232-1, le chef d'entreprise encourt, nonobstant toute stipulation contraire, les responsabilitĂ©s suivantes 1° Si les travaux sont exĂ©cutĂ©s ou les services fournis dans son Ă©tablissement ou dans les dĂ©pendances de celui-ci, le chef d'entreprise est substituĂ© au sous-traitant en ce qui concerne les salariĂ©s que celui-ci emploie pour le paiement des salaires et des congĂ©s payĂ©s ainsi que pour les obligations rĂ©sultant de la lĂ©gislation sur les assurances sociales, sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et sur les prestations familiales ; 2° S'il s'agit de travaux exĂ©cutĂ©s dans des Ă©tablissements autres que ceux du chef d'entreprise ou de travaux exĂ©cutĂ©s par des salariĂ©s travaillant Ă  domicile, le chef d'entreprise est substituĂ© au sous-traitant pour le paiement des salaires et congĂ©s payĂ©s ainsi que pour le versement de la cotisation des prestations familiales et de la double cotisation des assurances sociales. Dans les cas prĂ©vus au prĂ©sent chapitre, le salariĂ© lĂ©sĂ©, les organismes de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales et la caisse de congĂ©s payĂ©s peuvent engager, en cas de dĂ©faillance de l'entrepreneur, une action directe contre le chef d'entreprise pour lequel le travail a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice toutes les actions rĂ©sultant de l'application des dispositions du prĂ©sent titre en faveur d'un salariĂ© sans avoir Ă  justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©. Il suffit que celui-ci ait Ă©tĂ© averti, dans des conditions dĂ©terminĂ©es par voie rĂ©glementaire, et ne s'y soit pas opposĂ© dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  compter de la date Ă  laquelle l'organisation syndicale lui a notifiĂ© son intention. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă  l'instance engagĂ©e par le syndicat et y mettre un terme Ă  tout moment. Le fait de commettre le dĂ©lit de marchandage, dĂ©fini par l'article L. 8231-1, est puni d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 euros. La juridiction peut prononcer, en outre, l'interdiction de sous-traiter de la main-d'oeuvre pour une durĂ©e de deux Ă  dix ans. Le fait de mĂ©connaĂźtre cette interdiction, directement ou par personne interposĂ©e, est puni d'un emprisonnement de douze mois et d'une amende de 12 000 euros. La juridiction peut Ă©galement ordonner, Ă  titre de peine complĂ©mentaire, l'affichage du jugement aux frais de la personne condamnĂ©e dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-35 du code pĂ©nal et son insertion, intĂ©grale ou par extraits, dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, du dĂ©lit de marchandage dĂ©fini Ă  l'article L. 8231-1 encourent les peines suivantes 1° L'amende dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă  5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă  l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Toute opĂ©ration Ă  but lucratif ayant pour objet exclusif le prĂȘt de main-d'oeuvre est interdite. Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas aux opĂ©rations rĂ©alisĂ©es dans le cadre 1° Des dispositions du prĂ©sent code relatives au travail temporaire, au portage salarial aux entreprises de travail Ă  temps partagĂ© et Ă  l'exploitation d'une agence de mannequins lorsque celle-ci est exercĂ©e par une personne titulaire de la licence d'agence de mannequin ; 2° Des dispositions de l'article L. 222-3 du code du sport relatives aux associations ou sociĂ©tĂ©s sportives ; 3° Des dispositions des articles L. 2135-7 et L. 2135-8 du prĂ©sent code relatives Ă  la mise Ă  disposition des salariĂ©s auprĂšs des organisations syndicales ou des associations d'employeurs mentionnĂ©es Ă  l'article L. opĂ©ration de prĂȘt de main-d'Ɠuvre ne poursuit pas de but lucratif lorsque l'entreprise prĂȘteuse ne facture Ă  l'entreprise utilisatrice, pendant la mise Ă  disposition, que les salaires versĂ©s au salariĂ©, les charges sociales affĂ©rentes et les frais professionnels remboursĂ©s Ă  l'intĂ©ressĂ© au titre de la mise Ă  disposition. Les opĂ©rations de prĂȘt de main-d'oeuvre Ă  but non lucratif sont autorisĂ©es. Dans ce cas, les articles L. 1251-21 Ă  L. 1251-24, L. 2313-3 Ă  L. 2313-5 et L. 5221-4 du prĂ©sent code ainsi que les articles L. 412-3 Ă  L. 412-7 du code de la sĂ©curitĂ© sociale sont applicables. Le prĂȘt de main-d'Ɠuvre Ă  but non lucratif conclu entre entreprises requiert 1° L'accord du salariĂ© concernĂ© ; 2° Une convention de mise Ă  disposition entre l'entreprise prĂȘteuse et l'entreprise utilisatrice qui en dĂ©finit la durĂ©e et mentionne l'identitĂ© et la qualification du salariĂ© concernĂ©, ainsi que le mode de dĂ©termination des salaires, des charges sociales et des frais professionnels qui seront facturĂ©s Ă  l'entreprise utilisatrice par l'entreprise prĂȘteuse ; 3° Un avenant au contrat de travail, signĂ© par le salariĂ©, prĂ©cisant le travail confiĂ© dans l'entreprise utilisatrice, les horaires et le lieu d'exĂ©cution du travail, ainsi que les caractĂ©ristiques particuliĂšres du poste de travail. A l'issue de sa mise Ă  disposition, le salariĂ© retrouve son poste de travail dans l'entreprise prĂȘteuse sans que l'Ă©volution de sa carriĂšre ou de sa rĂ©munĂ©ration ne soit affectĂ©e par la pĂ©riode de prĂȘt. Les salariĂ©s mis Ă  disposition ont accĂšs aux installations et moyens de transport collectifs dont bĂ©nĂ©ficient les salariĂ©s de l'entreprise utilisatrice. Un salariĂ© ne peut ĂȘtre sanctionnĂ©, licenciĂ© ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire pour avoir refusĂ© une proposition de mise Ă  disposition. La mise Ă  disposition ne peut affecter la protection dont jouit un salariĂ© en vertu d'un mandat reprĂ©sentatif. Pendant la pĂ©riode de prĂȘt de main-d'Ɠuvre, le contrat de travail qui lie le salariĂ© Ă  l'entreprise prĂȘteuse n'est ni rompu ni suspendu. Le salariĂ© continue d'appartenir au personnel de l'entreprise prĂȘteuse ; il conserve le bĂ©nĂ©fice de l'ensemble des dispositions conventionnelles dont il aurait bĂ©nĂ©ficiĂ© s'il avait exĂ©cutĂ© son travail dans l'entreprise prĂȘteuse. Le comitĂ© d'entreprise ou, Ă  dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel de l'entreprise prĂȘteuse sont consultĂ©s prĂ©alablement Ă  la mise en Ɠuvre d'un prĂȘt de main-d'Ɠuvre et informĂ©s des diffĂ©rentes conventions signĂ©es. Le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail de l'entreprise prĂȘteuse est informĂ© lorsque le poste occupĂ© dans l'entreprise utilisatrice par le salariĂ© mis Ă  disposition figure sur la liste de ceux prĂ©sentant des risques particuliers pour la santĂ© ou la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s mentionnĂ©e au second alinĂ©a de l'article L. 4154-2. Le comitĂ© d'entreprise et le comitĂ© d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail ou, Ă  dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel de l'entreprise utilisatrice sont informĂ©s et consultĂ©s prĂ©alablement Ă  l'accueil de salariĂ©s mis Ă  la disposition de celle-ci dans le cadre de prĂȘts de main-d'Ɠuvre. L'entreprise prĂȘteuse et le salariĂ© peuvent convenir que le prĂȘt de main-d'Ɠuvre est soumis Ă  une pĂ©riode probatoire au cours de laquelle il peut y ĂȘtre mis fin Ă  la demande de l'une des parties. Cette pĂ©riode probatoire est obligatoire lorsque le prĂȘt de main-d'Ɠuvre entraĂźne la modification d'un Ă©lĂ©ment essentiel du contrat de travail. La cessation du prĂȘt de main-d'Ɠuvre Ă  l'initiative de l'une des parties avant la fin de la pĂ©riode probatoire ne peut, sauf faute grave du salariĂ©, constituer un motif de sanction ou de licenciement. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice toutes les actions rĂ©sultant des dispositions du prĂ©sent titre en faveur d'un salariĂ© sans avoir Ă  justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©. Il suffit que celui-ci ait Ă©tĂ© averti, dans des conditions dĂ©terminĂ©es par voie rĂ©glementaire, et ne s'y soit pas opposĂ© dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  compter de la date Ă  laquelle l'organisation syndicale lui a notifiĂ© son intention. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă  l'instance engagĂ©e par le syndicat et y mettre un terme Ă  tout moment. Le fait de procĂ©der Ă  une opĂ©ration de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre en mĂ©connaissance des dispositions de l'article L. 8241-1, est puni d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 euros. La juridiction peut prononcer, en outre, l'interdiction de sous-traiter de la main-d'oeuvre pour une durĂ©e de deux Ă  dix ans. Le fait de mĂ©connaĂźtre cette interdiction, directement ou par personne interposĂ©e, est puni d'un emprisonnement de douze mois et d'une amende de 12 000 euros. Dans tous les cas, la juridiction peut ordonner, aux frais de la personne condamnĂ©e, l'affichage du jugement aux portes des Ă©tablissements de l'entreprise et sa publication dans les journaux qu'elle dĂ©signe. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, du dĂ©lit de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre prĂ©vu par l'article L. 8241-1 encourent les peines suivantes 1° L'amende dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă  5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă  l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver Ă  son service ou employer pour quelque durĂ©e que ce soit un Ă©tranger non muni du titre l'autorisant Ă  exercer une activitĂ© salariĂ©e en France. Il est Ă©galement interdit Ă  toute personne d'engager ou de conserver Ă  son service un Ă©tranger dans une catĂ©gorie professionnelle, une profession ou une zone gĂ©ographique autres que celles qui sont mentionnĂ©es, le cas Ă©chĂ©ant, sur le titre prĂ©vu au premier alinĂ©a. Nul ne peut, directement ou indirectement, recourir sciemment aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre. Le salariĂ© Ă©tranger employĂ© en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1 est assimilĂ©, Ă  compter de la date de son embauche, Ă  un salariĂ© rĂ©guliĂšrement engagĂ© au regard des obligations de l'employeur dĂ©finies par le prĂ©sent code 1° Pour l'application des dispositions relatives aux pĂ©riodes d'interdiction d'emploi prĂ©natal et postnatal et Ă  l'allaitement, prĂ©vues aux articles L. 1225-29 Ă  L. 1225-33 ;2° Pour l'application des dispositions relatives Ă  la durĂ©e du travail, au repos et aux congĂ©s prĂ©vues au livre Ier de la troisiĂšme partie ;3° Pour l'application des dispositions relatives Ă  la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail prĂ©vues Ă  la quatriĂšme partie ;4° Pour la prise en compte de l'anciennetĂ© dans l' en va de mĂȘme pour les articles L. 713-1 et suivants du code rural et de la pĂȘche maritime pour les professions agricoles. Le salariĂ© Ă©tranger a droit au titre de la pĂ©riode d'emploi illicite 1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci, conformĂ©ment aux dispositions lĂ©gales , conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables Ă  son emploi, dĂ©duction faite des sommes antĂ©rieurement perçues au titre de la pĂ©riode considĂ©rĂ©e. A dĂ©faut de preuve contraire, les sommes dues au salariĂ© correspondent Ă  une relation de travail prĂ©sumĂ©e d'une durĂ©e de trois mois. Le salariĂ© peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectuĂ© ; 2° En cas de rupture de la relation de travail, Ă  une indemnitĂ© forfaitaire Ă©gale Ă  trois mois de salaire, Ă  moins que l'application des rĂšgles figurant aux articles L. 1234-5, L. 1234-9, L. 1243-4 et L. 1243-8 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise Ă  une solution plus favorable. 3° Le cas Ă©chĂ©ant, Ă  la prise en charge par l'employeur de tous les frais d'envoi des rĂ©munĂ©rations impayĂ©es vers le pays dans lequel il est parti volontairement ou a Ă©tĂ© l'Ă©tranger employĂ© sans titre l'a Ă©tĂ© dans le cadre d'un travail dissimulĂ©, il bĂ©nĂ©ficie soit des dispositions de l'article L. 8223-1, soit des dispositions du prĂ©sent chapitre si celles-ci lui sont plus conseil de prud'hommes saisi peut ordonner par provision le versement de l'indemnitĂ© forfaitaire prĂ©vue au 2°. Ces dispositions ne font pas obstacle au droit du salariĂ© de demander en justice une indemnisation supplĂ©mentaire s'il est en mesure d'Ă©tablir l'existence d'un prĂ©judice non rĂ©parĂ© au titre de ces dispositions. Le salariĂ© Ă©tranger mentionnĂ© Ă  l'article L. 8252-1 bĂ©nĂ©ficie des dispositions du chapitre III du titre V du livre II de la troisiĂšme partie relatives aux assurances et privilĂšges de salaire pour les sommes qui lui sont dues en application de cet article. Les sommes dues Ă  l'Ă©tranger sans titre, dans les cas prĂ©vus aux 1° Ă  3° de l'article L. 8252-2, lui sont versĂ©es par l'employeur dans un dĂ©lai de trente jours Ă  compter de la constatation de l'infraction. Lorsque l'Ă©tranger est placĂ© en rĂ©tention administrative en application de l'article L. 551-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile ou assignĂ© Ă  rĂ©sidence en application de l'article L. 561-2 du mĂȘme code ou lorsqu'il n'est plus sur le territoire national, ces sommes sont dĂ©posĂ©es sous le mĂȘme dĂ©lai auprĂšs d'un organisme dĂ©signĂ© Ă  cet effet, puis reversĂ©es Ă  l'Ă©tranger. Lorsque l'employeur ne s'acquitte pas des obligations mentionnĂ©es au premier alinĂ©a, l'organisme recouvre les sommes dues pour le compte de l'Ă©tranger. Les modalitĂ©s d'application des dispositions relatives Ă  la consignation, au recouvrement et au reversement des sommes dues Ă  l'Ă©tranger sans titre ainsi que les modalitĂ©s d'information de celui-ci sur ses droits sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. Sans prĂ©judice des poursuites judiciaires pouvant ĂȘtre intentĂ©es Ă  son encontre, l'employeur qui a employĂ© un travailleur Ă©tranger en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1 acquitte une contribution spĂ©ciale. Le montant de cette contribution spĂ©ciale est dĂ©terminĂ© dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat et est au moins Ă©gal Ă  5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prĂ©vu Ă  l'article L. 3231-12 et, en cas de rĂ©itĂ©ration, Ă  25 000 fois ce mĂȘme taux. L'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration est chargĂ© de constater et de liquider cette contribution. Elle est recouvrĂ©e par l'Etat comme en matiĂšre de crĂ©ances Ă©trangĂšres Ă  l'impĂŽt et au domaine. Les sommes recouvrĂ©es par l'Etat pour le compte de l'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration lui sont reversĂ©es dans la limite du plafond fixĂ© au I de l'article 46 de la loi n° 2011-1977 du 28 dĂ©cembre 2011 de finances pour 2012. L'Etat prĂ©lĂšve 4 % des sommes reversĂ©es au titre des frais de recouvrement. Le paiement de la contribution spĂ©ciale est garanti par un privilĂšge sur les biens meubles et effets mobiliers des redevables, oĂč qu'ils se trouvent, au mĂȘme rang que celui dont bĂ©nĂ©ficie le TrĂ©sor en application de l'article 1920 du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. Les crĂ©ances privilĂ©giĂ©es en application de l'article L. 8253-2 dues par un commerçant, un artisan ou une personne morale de droit privĂ© mĂȘme non commerçante, sont inscrites Ă  un registre public, dans le dĂ©lai de six mois suivant leur date limite de paiement. L'inscription conserve le privilĂšge pendant deux annĂ©es et six mois Ă  compter du jour oĂč elle est effectuĂ©e. Elle ne peut ĂȘtre renouvelĂ©e. En cas de procĂ©dure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire du redevable ou d'un tiers tenu lĂ©galement au paiement de la contribution spĂ©ciale, le privilĂšge dont l'inscription n'a pas Ă©tĂ© rĂ©guliĂšrement requise Ă  l'encontre du redevable ne peut plus ĂȘtre exercĂ© pour les crĂ©ances qui Ă©taient soumises Ă  titre obligatoire Ă  cette inscription. Les frais de poursuite dus par le redevable Ă  la date du jugement d'ouverture ne sont pas dus. L'inscription d'une crĂ©ance privilĂ©giĂ©e en application de l'article L. 8253-2 peut faire l'objet Ă  tout moment d'une radiation totale ou partielle. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent chapitre. Toute personne vĂ©rifie, lors de la conclusion d'un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum en vue de l'exĂ©cution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce et pĂ©riodiquement jusqu'Ă  la fin de l'exĂ©cution de ce contrat, que son cocontractant s'acquitte de ses obligations au regard des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1. La personne qui mĂ©connaĂźt l'article L. 8254-1 est tenue solidairement avec son cocontractant, sans prĂ©judice de l'application des articles L. 8222-1 Ă  L. 8222-6, au paiement 1° Du salaire et des accessoires de celui-ci dus Ă  l'Ă©tranger sans titre, conformĂ©ment au 1° de l'article L. 8252-2 ; 2° Des indemnitĂ©s versĂ©es au titre de la rupture de la relation de travail, en application soit du 2° de l'article L. 8252-2, soit des articles L. 1234-5L. 1234-5, L. 1234-9L. 1234-9, L. 1243-4 et L. 1243-8 ou des stipulations contractuelles, lorsque celles-ci conduisent Ă  une solution plus favorable pour le salariĂ© ; 3° De tous les frais d'envoi des rĂ©munĂ©rations impayĂ©es vers le pays dans lequel l'Ă©tranger est parti volontairement ou a Ă©tĂ© reconduit, mentionnĂ©s au 3° de l'article L. 8252-2 ; 4° De la contribution spĂ©ciale prĂ©vue Ă  l'article L. 8253-1 du prĂ©sent code et de la contribution forfaitaire prĂ©vue Ă  l'article L. 626-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile. Toute personne mentionnĂ©e Ă  l'article L. 8254-1, informĂ©e par Ă©crit par un agent mentionnĂ© Ă  l'article L. 8271-1-2, par un syndicat de salariĂ©s, un syndicat ou une association professionnels d'employeurs ou une institution reprĂ©sentative du personnel que son cocontractant ou un sous-traitant direct ou indirect de ce dernier emploie un Ă©tranger sans titre enjoint aussitĂŽt Ă  son cocontractant de faire cesser cette situation. L'employeur mis ainsi en demeure informe la personne mentionnĂ©e au premier alinĂ©a des suites donnĂ©es Ă  l'injonction. Si celle-ci n'est pas suivie d'effet, la personne mentionnĂ©e au premier alinĂ©a peut rĂ©silier le contrat aux frais et risques du cocontractant. La personne qui mĂ©connaĂźt le premier alinĂ©a ainsi que son cocontractant sont tenus, solidairement avec le sous-traitant employant l'Ă©tranger sans titre, au paiement des rĂ©munĂ©rations et charges, contributions et frais mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8254-2. Toute personne condamnĂ©e en vertu de l'article L. 8256-2 pour avoir recouru sciemment aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre est tenue solidairement avec cet employeur au paiement des rĂ©munĂ©rations et charges, contributions et frais mentionnĂ©s aux 1° Ă  4° de l'article L. 8254-2. Le particulier qui conclut pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants un contrat dont l'objet porte sur une obligation d'un montant minimum est soumis aux dispositions des articles L. 8254-1 et L. 8254-2, lors de la conclusion de ce contrat. Les modalitĂ©s selon lesquelles sont opĂ©rĂ©es les vĂ©rifications imposĂ©es par le prĂ©sent chapitre ainsi que la rĂ©partition de la charge de la contribution en cas de pluralitĂ© de cocontractants sont prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret. Les organisations syndicales reprĂ©sentatives peuvent exercer en justice les actions nĂ©es en faveur des salariĂ©s Ă©trangers en vertu des dispositions des articles L. 8252-1 et L. 8252-2, sans avoir Ă  justifier d'un mandat de l'intĂ©ressĂ©, Ă  condition que celui-ci n'ait pas dĂ©clarĂ© s'y opposer. L'intĂ©ressĂ© peut toujours intervenir Ă  l'instance engagĂ©e par le syndicat. Le fait de se rendre coupable de fraude ou de fausse dĂ©claration pour obtenir, faire obtenir ou tenter de faire obtenir Ă  un Ă©tranger le titre mentionnĂ© Ă  l'article L. 8251-1 est puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende de 3 000 euros. Le fait pour toute personne, directement ou par personne interposĂ©e, d'embaucher, de conserver Ă  son service ou d'employer pour quelque durĂ©e que ce soit un Ă©tranger non muni du titre l'autorisant Ă  exercer une activitĂ© salariĂ©e en France, en mĂ©connaissance des dispositions du premier alinĂ©a de l'article L. 8251-1, est puni d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 15 000 euros. Le fait de recourir sciemment, directement ou indirectement, aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre est puni des mĂȘmes peines. Ces peines sont portĂ©es Ă  un emprisonnement de dix ans et une amende de 100 000 euros lorsque l'infraction est commise en bande organisĂ©e. Le premier alinĂ©a n'est pas applicable Ă  l'employeur qui, sur la base d'un titre frauduleux ou prĂ©sentĂ© frauduleusement par un Ă©tranger salariĂ©, a procĂ©dĂ© sans intention de participer Ă  la fraude et sans connaissance de celle-ci Ă  la dĂ©claration auprĂšs des organismes de sĂ©curitĂ© sociale prĂ©vue Ă  l'article L. 1221-10, Ă  la dĂ©claration unique d'embauche et Ă  la vĂ©rification auprĂšs des administrations territorialement compĂ©tentes du titre autorisant cet Ă©tranger Ă  exercer une activitĂ© salariĂ©e en France. L'amende est appliquĂ©e autant de fois qu'il y a d'Ă©trangers concernĂ©s. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues Ă  l'article L. 8256-2 encourent les peines complĂ©mentaires suivantes 1° L'interdiction, pour une durĂ©e de cinq ans au plus, d'exercer directement ou par personne interposĂ©e l'activitĂ© professionnelle dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise, selon les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-27 du code pĂ©nal ; 2° L'exclusion des marchĂ©s publics pour une durĂ©e de cinq ans au plus ; 3° La confiscation des objets ayant servi, directement ou indirectement, Ă  commettre l'infraction ou qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă  cette occasion, Ă  quelque personne qu'ils appartiennent dĂšs lors que leur propriĂ©taire ne pouvait en ignorer l'utilisation frauduleuse, ainsi que des objets qui sont le produit de l'infraction et qui appartiennent au condamnĂ© ; 4° L'affichage ou la diffusion de la dĂ©cision prononcĂ©e, dans les conditions prĂ©vues par l'article 131-35 du code pĂ©nal ; 5° L'interdiction, suivant les modalitĂ©s prĂ©vues par l'article 131-26 du code pĂ©nal, des droits civiques, civils et de la famille ; 6° L'interdiction de sĂ©jour pour une durĂ©e de cinq ans au plus. Les personnes physiques coupables des infractions prĂ©vues Ă  l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de fermeture des locaux ou Ă©tablissements tenus ou exploitĂ©s par elles et ayant servi Ă  commettre les faits incriminĂ©s. Les personnes physiques condamnĂ©es au titre de l'infraction prĂ©vue au deuxiĂšme alinĂ©a de l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de confiscation de tout ou partie de leurs biens, quelle qu'en soit la nature. L'interdiction du territoire français peut ĂȘtre prononcĂ©e, dans les conditions prĂ©vues par les articles 131-30 Ă  131-30-2 du code pĂ©nal, pour une durĂ©e de dix ans au plus ou Ă  titre dĂ©finitif Ă  l'encontre de tout Ă©tranger coupable des infractions dĂ©finies Ă  l'article L. 8256-2. Les personnes morales reconnues pĂ©nalement responsables, dans les conditions prĂ©vues par l'article 121-2 du code pĂ©nal, des infractions prĂ©vues au prĂ©sent chapitre, Ă  l'exception de l'article L. 8256-1, encourent 1° L'amende, dans les conditions prĂ©vues Ă  l'article 131-38 du code pĂ©nal ; 2° Les peines mentionnĂ©es aux 1° Ă  5°, 8° et 9° de l'article 131-39 du mĂȘme code. L'interdiction mentionnĂ©e au 2° de l'article 131-39 porte sur l'activitĂ© dans l'exercice ou Ă  l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a Ă©tĂ© commise. Le prononcĂ© de la peine complĂ©mentaire de fermeture provisoire d'Ă©tablissement mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă  l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement concernĂ©. Les personnes morales condamnĂ©es au titre de l'infraction prĂ©vue au troisiĂšme alinĂ©a de l'article L. 8256-2 encourent la peine complĂ©mentaire de confiscation de tout ou partie de leurs biens, quelle qu'en soit la nature. Aucun salariĂ© ne peut accomplir des travaux rĂ©munĂ©rĂ©s au-delĂ  de la durĂ©e maximale du travail, telle qu'elle ressort des dispositions lĂ©gales de sa profession. Nul ne peut recourir aux services d'une personne qui mĂ©connaĂźt les dispositions de la prĂ©sente section. Sont exclus des interdictions prĂ©vues Ă  l'article L. 8261-1 1° Les travaux d'ordre scientifique, littĂ©raire ou artistique et les concours apportĂ©s aux oeuvres d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, notamment d'enseignement, d'Ă©ducation ou de bienfaisance ; 2° Les travaux accomplis pour son propre compte ou Ă  titre gratuit sous forme d'une entraide bĂ©nĂ©vole ; 3° Les petits travaux mĂ©nagers accomplis chez des particuliers pour leurs besoins personnels ; 4° Les travaux d'extrĂȘme urgence dont l'exĂ©cution immĂ©diate est nĂ©cessaire pour prĂ©venir des accidents imminents ou organiser des mesures de sauvetage. Les infractions constitutives de travail illĂ©gal mentionnĂ©es Ă  l'article L. 8211-1 sont recherchĂ©es et constatĂ©es par les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 dans la limite de leurs compĂ©tences respectives en matiĂšre de travail illĂ©gal. Les infractions au premier alinĂ©a de l'article 3 de la loi n° 75-1334 du 31 dĂ©cembre 1975 relative Ă  la sous-traitance sont constatĂ©es par les agents mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2. Ces infractions sont punies d'une amende de 7 500 €. Les agents de contrĂŽle compĂ©tents en application de l'article L. 8271-1 sont 1° Les inspecteurs et les contrĂŽleurs du travail ; 2° Les officiers et agents de police judiciaire ; 3° Les agents des impĂŽts et des douanes ; 4° Les agents des organismes de sĂ©curitĂ© sociale et des caisses de mutualitĂ© sociale agricole agréés Ă  cet effet et assermentĂ©s ; 5° Les officiers et les agents assermentĂ©s des affaires maritimes ; 6° Les fonctionnaires des corps techniques de l'aviation civile commissionnĂ©s Ă  cet effet et assermentĂ©s ; 7° Les fonctionnaires ou agents de l'Etat chargĂ©s du contrĂŽle des transports terrestres ; 8° Les agents de l'institution mentionnĂ©e Ă  l'article L. 5312-1, chargĂ©s de la prĂ©vention des fraudes, agréés et assermentĂ©s Ă  cet effet. Pour la mise en Ɠuvre des articles L. 8272-1 Ă  L. 8272-4, le reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement reçoit copie des procĂšs-verbaux relevant les infractions constitutives de travail illĂ©gal constatĂ©es par les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 se communiquent rĂ©ciproquement tous renseignements et tous documents utiles Ă  l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail agents de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes sont habilitĂ©s Ă  leur transmettre tous renseignements et documents nĂ©cessaires Ă  cette mission. Lorsqu'ils ne relĂšvent pas des services de la police ou de la gendarmerie nationales, les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 peuvent solliciter des interprĂštes assermentĂ©s inscrits sur l'une des listes prĂ©vues Ă  l'article 157 du code de procĂ©dure pĂ©nale, pour le contrĂŽle de la rĂ©glementation sur la main-d'oeuvre Ă©trangĂšre et le dĂ©tachement transnational de travailleurs. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 transmettent, sur demande Ă©crite, aux agents du Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e, des directions rĂ©gionales des affaires culturelles, de l'institution mentionnĂ©e Ă  l'article L. 5312-1, de l'organisme gestionnaire du rĂ©gime d'assurance chĂŽmage et des collectivitĂ©s territoriales tous renseignements et tous documents nĂ©cessaires Ă  l'apprĂ©ciation des droits ou Ă  l'exĂ©cution d'obligations qui entrent dans le champ de leurs compĂ©tences respectives. Ils disposent, dans l'exercice de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal, d'un droit de communication sur tous renseignements et documents nĂ©cessaires auprĂšs de ces services. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 peuvent, sur demande Ă©crite, obtenir des organismes chargĂ©s d'un rĂ©gime de protection sociale ou des caisses assurant le service des congĂ©s payĂ©s mentionnĂ©es au livre Ier de la troisiĂšme partie tous renseignements ou tous documents utiles Ă  l'accomplissement de leurs missions en matiĂšre de travail transmettent Ă  ces organismes, qui doivent en faire la demande par Ă©crit, tous renseignements et tous documents permettant Ă  ces derniers de recouvrer les sommes impayĂ©es ou d'obtenir le remboursement de sommes indĂ»ment versĂ©es. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2, ainsi que les autoritĂ©s chargĂ©es de la coordination de leurs actions, peuvent Ă©changer tous renseignements et tous documents nĂ©cessaires Ă  l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal avec les agents investis des mĂȘmes compĂ©tences et les autoritĂ©s chargĂ©es de la coordination de leurs actions dans les Etats des accords sont conclus avec les autoritĂ©s de ces Etats, ils prĂ©voient les modalitĂ©s de mise en oeuvre de ces Ă©changes. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 sont habilitĂ©s Ă  entendre, en quelque lieu que ce soit et avec son consentement, tout employeur ou son reprĂ©sentant et toute personne rĂ©munĂ©rĂ©e, ayant Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e ou prĂ©sumĂ©e ĂȘtre ou avoir Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©e par l'employeur ou par un travailleur indĂ©pendant, afin de connaĂźtre la nature des activitĂ©s de cette personne, ses conditions d'emploi et le montant des rĂ©munĂ©rations s'y rapportant, y compris les avantages en nature. De mĂȘme, ils peuvent entendre toute personne susceptible de fournir des informations utiles Ă  l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail illĂ©gal. Ces auditions peuvent faire l'objet d'un procĂšs-verbal signĂ© des agents mentionnĂ©s au premier alinĂ©a et des personnes entendues. Ces agents sont en outre habilitĂ©s Ă  demander aux employeurs, aux travailleurs indĂ©pendants, aux personnes employĂ©es dans l'entreprise ou sur le lieu de travail ainsi qu'Ă  toute personne dont ils recueillent les dĂ©clarations dans l'exercice de leur mission de justifier de leur identitĂ© et de leur adresse. Pour la recherche et la constatation des infractions constitutives de travail illĂ©gal, les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 peuvent se faire prĂ©senter et obtenir copie immĂ©diate des documents justifiant du respect des dispositions du prĂ©sent livre. Les infractions aux interdictions du travail dissimulĂ© prĂ©vues Ă  l'article L. 8221-1 sont recherchĂ©es par les agents mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2. Les infractions aux interdictions du travail dissimulĂ© sont constatĂ©es au moyen de procĂšs-verbaux qui font foi jusqu'Ă  preuve du contraire. Ces procĂšs-verbaux sont transmis directement au procureur de la RĂ©publique. Les agents de contrĂŽle mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-1-2 communiquent leurs procĂšs-verbaux de travail dissimulĂ© aux organismes de recouvrement mentionnĂ©s aux articles L. 213-1 et L. 752-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale et Ă  l' article L. 723-3 du code rural et de la pĂȘche maritime, qui procĂšdent Ă  la mise en recouvrement des cotisations et contributions qui leur sont dues sur la base des informations contenues dans lesdits procĂšs-verbaux. Pour la recherche et la constatation des infractions aux interdictions du travail dissimulĂ©, les agents de contrĂŽle peuvent se faire prĂ©senter et obtenir copie immĂ©diate des documents suivants, quels que soient leur forme et leur support 1° Les documents justifiant que l'immatriculation, les dĂ©clarations et les formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ont Ă©tĂ© effectuĂ©es ainsi que ceux relatifs Ă  l'autorisation d'exercice de la profession ou Ă  l'agrĂ©ment lorsqu'une disposition particuliĂšre l'a prĂ©vu ; 2° Les documents justifiant que l'entreprise a vĂ©rifiĂ©, conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 8222-1 ou L. 8222-4, que son ou ses cocontractants ont accompli les formalitĂ©s mentionnĂ©es aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 ou des rĂ©glementations d'effet Ă©quivalent de leur pays d'origine ; 3° Les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux prestations exĂ©cutĂ©es en mĂ©connaissance des dispositions de l'article L. 8221-1. Les agents de contrĂŽle peuvent, sur demande Ă©crite, obtenir des services prĂ©fectoraux tous renseignements ou tous documents relatifs Ă  l'autorisation d'exercice ou Ă  l'agrĂ©ment d'une profession rĂ©glementĂ©e. Les agents de contrĂŽle sont habilitĂ©s, lorsque le siĂšge de l'entreprise est domiciliĂ© dans des locaux occupĂ©s en commun en application de l'article L. 123-10 du code de commerce rĂ©primant certaines infractions en matiĂšre de registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, Ă  se faire communiquer par l'entreprise domiciliataire tous les documents dĂ©tenus dans ses locaux nĂ©cessaires Ă  l'accomplissement de leur mission de lutte contre le travail dissimulĂ©. Dans le cadre des enquĂȘtes prĂ©liminaires diligentĂ©es pour la recherche et la constatation des infractions aux interdictions de travail dissimulĂ©, les officiers de police judiciaire assistĂ©s, le cas Ă©chĂ©ant, des agents de police judiciaire, peuvent, sur ordonnance du prĂ©sident du tribunal de grande instance dans le ressort duquel sont situĂ©s les lieux Ă  visiter ou d'un juge dĂ©lĂ©guĂ© par lui, rendue sur rĂ©quisitions du procureur de la RĂ©publique, procĂ©der Ă  des visites domiciliaires, perquisitions et saisies de piĂšces Ă  conviction dans les lieux de travail relevant des articles L. 4111-1 du prĂ©sent code et L. 722-1 du code rural et de la pĂȘche maritime, y compris dans ceux n'abritant pas de salariĂ©s, mĂȘme lorsqu'il s'agit de locaux juge vĂ©rifie que la demande d'autorisation qui lui est soumise est fondĂ©e sur des Ă©lĂ©ments de fait laissant prĂ©sumer l'existence des infractions dont la preuve est dispositions ne dĂ©rogent pas aux rĂšgles de droit commun relatives Ă  la constatation des infractions par les officiers et agents de police judiciaire. Outre les inspecteurs et contrĂŽleurs du travail, les agents et officiers de police judiciaire, les agents des impĂŽts et des douanes sont compĂ©tents pour rechercher et constater, au moyen de procĂšs-verbaux transmis directement au procureur de la RĂ©publique, les infractions aux dispositions de l'article L. 8231-1 relatives Ă  l'interdiction du marchandage. Dans le cadre de leur mission de lutte contre le marchandage, les agents mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8271-14 peuvent se faire prĂ©senter les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux opĂ©rations de marchandage. Dans le cadre de leur mission de lutte contre le prĂȘt illicite de main-d'oeuvre, les agents mentionnĂ©s Ă  l'article L. 8112-1 peuvent se faire prĂ©senter les devis, les bons de commande ou de travaux, les factures et les contrats ou documents commerciaux relatifs aux opĂ©rations de prĂȘt illicite de main-d'oeuvre. Outre les inspecteurs et contrĂŽleurs du travail, les agents et officiers de police judiciaire, les agents de la direction gĂ©nĂ©rale des douanes sont compĂ©tents pour rechercher et constater, au moyen de procĂšs-verbaux transmis directement au procureur de la RĂ©publique, les infractions aux dispositions de l'article L. 8251-1 relatif Ă  l'emploi d'un Ă©tranger sans titre de travail et de l'article L. 8251-2 interdisant le recours aux services d'un employeur d'un Ă©tranger sans titre. Afin de permettre la liquidation de la contribution spĂ©ciale mentionnĂ©e Ă  l'article L. 8253-1 du prĂ©sent code et de la contribution forfaitaire mentionnĂ©e Ă  l'article L. 626-1 du code de l'entrĂ©e et du sĂ©jour des Ă©trangers et du droit d'asile, le directeur gĂ©nĂ©ral de l'Office français de l'immigration et de l'intĂ©gration reçoit des agents mentionnĂ©s au premier alinĂ©a du prĂ©sent article une copie des procĂšs-verbaux relatifs Ă  ces infractions. Les dispositions de l'article L. 8271-13 sont applicables Ă  la recherche et Ă  la constatation des infractions Ă  l'emploi d'Ă©tranger sans titre de travail. Afin de lutter contre le travail illĂ©gal, les agents chargĂ©s de la dĂ©livrance des titres de sĂ©jour, individuellement dĂ©signĂ©s et dĂ»ment habilitĂ©s, peuvent avoir accĂšs aux traitements automatisĂ©s des autorisations de travail dans les conditions dĂ©finies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative Ă  l'informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s. Pour les mĂȘmes motifs, les inspecteurs du travail, les contrĂŽleurs du travail et fonctionnaires assimilĂ©s, individuellement dĂ©signĂ©s et dĂ»ment habilitĂ©s, peuvent avoir accĂšs aux traitements automatisĂ©s des titres de sĂ©jour des Ă©trangers dans les conditions dĂ©finies par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 prĂ©citĂ©e. Un dĂ©cret en Conseil d'Etat dĂ©termine les conditions d'application des dispositions des articles L. 8271-7 Ă  L. 8271-12. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une des infractions constitutives de travail illĂ©gal mentionnĂ©es Ă  l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă  la gravitĂ© des faits constatĂ©s, Ă  la nature des aides sollicitĂ©es et Ă  l'avantage qu'elles procurent Ă  l'employeur, refuser d'accorder, pendant une durĂ©e maximale de cinq ans, certaines des aides publiques en matiĂšre d'emploi, de formation professionnelle et de culture Ă  la personne ayant fait l'objet de cette verbalisation. Cette dĂ©cision de refus est prise sans prĂ©judice des poursuites judiciaires qui peuvent ĂȘtre engagĂ©es. L'autoritĂ© administrative peut Ă©galement demander, eu Ă©gard aux critĂšres mentionnĂ©s au premier alinĂ©a, le remboursement de tout ou partie des aides publiques mentionnĂ©es au premier alinĂ©a et perçues au cours des douze derniers mois prĂ©cĂ©dant l'Ă©tablissement du procĂšs-verbal. Un dĂ©cret fixe la nature des aides concernĂ©es et les modalitĂ©s de la prise de dĂ©cision relative au refus de leur attribution ou Ă  leur remboursement. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une infraction prĂ©vue aux 1° Ă  4° de l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă  la rĂ©pĂ©tition et Ă  la gravitĂ© des faits constatĂ©s et Ă  la proportion de salariĂ©s concernĂ©s, ordonner par dĂ©cision motivĂ©e la fermeture de l'Ă©tablissement ayant servi Ă  commettre l'infraction, Ă  titre provisoire et pour une durĂ©e ne pouvant excĂ©der trois mois. Elle en avise sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique. La mesure de fermeture provisoire est levĂ©e de plein droit en cas de classement sans suite de l'affaire, d'ordonnance de non-lieu et de dĂ©cision de relaxe ou si la juridiction pĂ©nale ne prononce pas la peine complĂ©mentaire de fermeture dĂ©finitive ou pour une durĂ©e de cinq ans au plus des Ă©tablissements ou de l'un ou de plusieurs des Ă©tablissements de l'entreprise ayant servi Ă  commettre les faits incriminĂ©s, mentionnĂ©e au 4° de l'article 131-39 du code pĂ©nal. La mesure de fermeture provisoire peut s'accompagner de la saisie Ă  titre conservatoire du matĂ©riel professionnel des contrevenants. Les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent article ainsi que les conditions de sa mise en Ɠuvre aux chantiers du bĂątiment et des travaux publics sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. La dĂ©cision de fermeture provisoire de l'Ă©tablissement par l'autoritĂ© administrative prise en application de l'article L. 8272-2 n'entraĂźne ni rupture, ni suspension du contrat de travail, ni aucun prĂ©judice pĂ©cuniaire Ă  l'encontre des salariĂ©s de l'Ă©tablissement. Lorsque l'autoritĂ© administrative a connaissance d'un procĂšs-verbal relevant une infraction prĂ©vue aux 1° Ă  4° de l'article L. 8211-1, elle peut, eu Ă©gard Ă  la rĂ©pĂ©tition et Ă  la gravitĂ© des faits constatĂ©s et Ă  la proportion de salariĂ©s concernĂ©s, ordonner, par dĂ©cision motivĂ©e prise Ă  l'encontre de la personne ayant commis l'infraction, l'exclusion des contrats administratifs mentionnĂ©s aux articles L. 551-1 et L. 551-5 du code de justice administrative, pour une durĂ©e ne pouvant excĂ©der six mois. Elle en avise sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique. La mesure d'exclusion est levĂ©e de plein droit en cas de classement sans suite de l'affaire, d'ordonnance de non-lieu et de dĂ©cision de relaxe ou si la juridiction pĂ©nale ne prononce pas la peine complĂ©mentaire d'exclusion des marchĂ©s publics mentionnĂ©e au 5° de l'article 131-39 du code pĂ©nal. Les modalitĂ©s d'application du prĂ©sent article sont fixĂ©es par dĂ©cret en Conseil d'Etat. DerniĂšre mise Ă  jour 4/02/2012
laccomplissement d’un acte de commerce, puis tous les 6 mois jusqu’à la fin de l’exĂ©cution du contrat, le maĂźtre d’ouvrage ou donneur d’ordre devra vĂ©rifier que son cocontractant : ‱ s’est bien acquittĂ© des formalitĂ©s dĂ©claratives prĂ©vues aux articles L. 8221-3 et L. 8221-5 du code du travail. A dĂ©faut,
Le dĂ©lit de travail dissimulĂ© recouvre plusieurs situations, hypothĂšses ou actes de dissimulation. Il arrive que des entreprises donneuses d'ouvrage concluent frauduleusement des contrats qualifiĂ©s de contrats de sous-traitance notamment en vue d'allĂ©ger leurs coĂ»ts de cotisations sociales. Or, la dissimulation d’emploi salariĂ© par le recours Ă  de faux travailleurs indĂ©pendants est expressĂ©ment rĂ©primĂ©e par l’article L. 8221-6 du code du travail. Le dĂ©lit de travail dissimulĂ© recouvre plusieurs situations, hypothĂšses ou actes de dissimulation. Il arriv La lutte contre le travail illĂ©gal ne vise pas seulement Ă  mettre en cause la responsabilitĂ© des auteurs immĂ©diats du dĂ©lit de travail dissimulĂ©. Le lĂ©gislateur recherche aussi celle des donneurs d'ordre qui peuvent ĂȘtre les vĂ©ritables bĂ©nĂ©ficiaires ou les instigateurs de pratiques frauduleuses. L’article L8221-6-II du code du travail dispose que L'existence d'un contrat de travail peut toutefois ĂȘtre Ă©tablie lorsque [les personnes physiques immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s, au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, au registre des agents commerciaux ou auprĂšs des unions de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d'allocations familiales ; les personnes physiques inscrites au registre des entreprises de transport routier de personnes, qui exercent une activitĂ© de transport scolaire ; les dirigeants des personnes morales immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s et leurs salariĂ©s ; les travailleurs indĂ©pendants et les artisans] fournissent directement ou par une personne interposĂ©e des prestations Ă  un donneur d'ordre dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente Ă  l'Ă©gard de celui-ci. Dans ce cas, la dissimulation d'emploi salariĂ© est Ă©tablie si le donneur d'ordre s'est soustrait intentionnellement par ce moyen Ă  l'accomplissement des obligations incombant Ă  l'employeur mentionnĂ©es Ă  l'article L. 8221-5. Le donneur d'ordre qui a fait l'objet d'une condamnation pĂ©nale pour travail dissimulĂ© en application du prĂ©sent II est tenu au paiement des cotisations et contributions sociales Ă  la charge des employeurs, calculĂ©es sur les sommes versĂ©es aux personnes mentionnĂ©es au I au titre de la pĂ©riode pour laquelle la dissimulation d'emploi salariĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie ». Le dĂ©lit de travail dissimulĂ© commis par un donneur d'ouvrage est conditionnĂ© par - l’absence d’autonomie du sous-traitant dans l'exĂ©cution de sa prestation, - l’impossibilitĂ© pour le sous-traitant de nĂ©gocier librement la rĂ©munĂ©ration de son travail, - l’obligation du sous-traitant de respecter des horaires, des contraintes spĂ©cifiques, des directives et des contrĂŽles de la part du donneur d'ouvrage. Les juges connaissant de situations apparentes de sous-traitance vĂ©rifient le degrĂ© d'autonomie du partenaire contractuel dans l'exĂ©cution de sa prestation pour constater l'existence ou non d’un lien de subordination. L'existence d'un lien de subordination dĂ©coulant de ces constations entraĂźne la qualification de la relation de sous-traitance en rapports contractuels de travail. Peu importe que les sous-traitants soient immatriculĂ©s au rĂ©pertoire des mĂ©tiers, que le lien contractuel ne soit pas permanent, dĂšs l'instant oĂč les artisans fournissent des prestations les mettant en Ă©tat de subordination juridique par rapport au maĂźtre de l'ouvrage pendant l'exĂ©cution des tĂąches Cass. Crim., 14 fĂ©vrier 2006. L'existence d'un lien de subordination est Ă©tablie notamment lorsque - la clientĂšle, la facturation et la rĂ©munĂ©ration sont fournies Ă  l'artisan adhĂ©rent qui exerce son activitĂ© de la mĂȘme maniĂšre que les salariĂ©s de l'entreprise utilisatrice dont le responsable lui donne des ordres et contrĂŽle son travail Cass. Soc., 17 octobre 1996 ; - des prĂ©tendus artisans transporteurs se trouvent placĂ©s dans un Ă©tat de dĂ©pendance Ă©conomique et de subordination juridique Cass. Crim., 5 janvier 1995. Par ailleurs, l'article L. 8221-1 du Code du travail interdit le fait de recourir sciemment, directement ou par personne interposĂ©e aux services de celui qui exerce un travail dissimulĂ©. Ainsi, la sous-traitance entre un maĂźtre d'ouvrage, une entreprise principale titulaire du marchĂ© et un sous-traitant suppose conformĂ©ment Ă  l'article L. 8222-5 du Code du travail que le maĂźtre d'ouvrage s’informe sur l’éventuelle situation de travail dissimulĂ© du fait d'un sous-traitant. Le cas Ă©chĂ©ant, il est tenu d'enjoindre aussitĂŽt Ă  l'entreprise principale cocontractante et titulaire du marchĂ©, de faire cesser sans dĂ©lai la situation irrĂ©guliĂšre. Cette injonction doit ĂȘtre faite par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception. À dĂ©faut, il est tenu solidairement avec son cocontractant au paiement des impĂŽts, taxes, cotisations, rĂ©munĂ©rations et charges mentionnĂ©s aux 1° Ă  3° de l'article L. 8222-2 du code du travail. L'obligation d'injonction ne s'applique pas au particulier qui contracte pour son usage personnel, celui de son conjoint, partenaire liĂ© par un pacte civil de solidaritĂ©, concubin, de ses ascendants ou descendants. Mais le particulier qui maintiendrait les relations contractuelles en connaissance de cause peut ĂȘtre condamnĂ© solidairement au paiement des impĂŽts, taxes, cotisations, rĂ©munĂ©rations et charges mentionnĂ©s aux 1° Ă  3° de l'article L. 8222-2 du code du travail. Je suis Ă  votre disposition pour toute information ou action. PS Pour une recherche facile et rapide des articles rĂ©digĂ©s sur ces thĂšmes, vous pouvez taper vos "mots clĂ©s" dans la barre de recherche du blog en haut Ă  droite, au dessus de la photographie. Anthony BemAvocat Ă  la Cour27 bd Malesherbes - 75008 ParisTel 01 40 26 25 01 Email abem
Letravail dissimulĂ© est dĂ©fini et interdit par les articles L.8221-1, L. 8221-2, L. 8221-3 et L. 8221-5 du Code du travail. Le Code du travail envisage deux situations : - Le travail dissimulĂ© par dissimulation d’activitĂ© (Article L. 8221-3 du Code du travail) - Le travail dissimulĂ© par dissimulation d’emploi salariĂ© (Article L. article L. 8221-5 du code du travail) La
Une nouvelle fois, c’est avec fermetĂ© que la Cour de cassation rappelle qu’un autoentrepreneur doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un salariĂ© si son organisation du travail rĂ©vĂšle qu’il n’est pas rĂ©ellement indĂ©pendant mais qu’il se place au contraire sous la direction et le contrĂŽle d’une entreprise donneur d’ordre » Cass. soc. 22-3-2018 n° Il s’agissait dans les faits du cas d’un autoentrepreneur qui avait dĂ©cidĂ© de poursuivre, en indĂ©pendant », son activitĂ© pour l’entreprise dans laquelle il Ă©tait anciennement salariĂ©. En rĂ©alitĂ©, ses conditions de travail Ă©taient pour le moins ambiguĂ«s puisqu’il travaillait dans les mĂȘmes locaux, exĂ©cutait son travail sur son ancienne chaĂźne d’abattage et utilisait mĂȘme la pointeuse de l’entreprise. C’est Ă  ce titre qu’il a sollicitĂ© la requalification du contrat de sous-traitance en contrat de travail. Les juges Ă©taient donc saisis d’une question Ă©pineuse existait-il, entre l’autoentrepreneur et l’entreprise Ă  laquelle il fournissait directement des prestations, une relation de travail salariale suffisamment Ă©tablie ? La Cour de cassation qui fait preuve d’une extrĂȘme vigilance Ă  ce titre a tranchĂ© dans de telles circonstances, l’autoentrepreneur qui travaillait sous la direction et le contrĂŽle de l’entreprise Ă©tait en rĂ©alitĂ© un salariĂ©. Autoentrepreneur et lien de subordination la frontiĂšre Ă  ne pas franchir Par principe, l’autoentrepreneur qui jouit du statut particulier de travailleur indĂ©pendant » n’est pas salariĂ© des entreprises pour lesquelles il fournit des prestations article L. 8221-6 I du Code du travail. Pour autant, cette rĂšgle n’est pas absolue et cet arrĂȘt en est d’ailleurs une parfaite illustration. Ce sont les conditions de travail rĂ©elles qui importent. DĂšs lors qu’ils identifient, qu’en pratique, l’autoentrepreneur est placĂ© dans un lien de subordination juridique permanente Ă  l’égard d’une l’entreprise donneur d’ordre » pour laquelle il fournit des prestations article L. 8221-6 II du Code du travail, les juges n’hĂ©sitent pas Ă  requalifier le contrat commercial en contrat de travail. Autrement dit, si l’autoentrepreneur travaille dans les mĂȘmes conditions de travail qu’un salariĂ© respect des horaires, consignes prĂ©cises, etc., il sera reconnu comme tel. Peu importe le contenu du contrat qui aura Ă©tĂ© signĂ©. Seules les circonstances rĂ©elles dans lesquelles l’autoentrepreneur exerce son activitĂ© revĂȘtent une importance. Alors comment Ă©viter de donner l’apparence d’une relation de travail Ă  la relation commerciale que vous pourriez entretenir avec votre prestataire autoentrepreneur ? Garantir l’indĂ©pendance de l’autoentrepreneur est primordial En pratique, travailler avec un autoentrepreneur vous impose une grande vigilance quant aux modalitĂ©s d’organisation de son activitĂ©. Il est primordial que l’autoentrepreneur conserve une totale indĂ©pendance dans l’exercice de ses missions et ne soit pas, en rĂ©alitĂ©, placĂ© dans un Ă©tat de subordination Ă  votre Ă©gard. Quelques Ă©lĂ©ments pratiques sur lesquels vous devrez notamment porter votre attention L’autoentrepreneur doit ĂȘtre en mesure d’établir en toute libertĂ© la maniĂšre dont il souhaite exĂ©cuter le travail. En pratique, il ne doit pas recevoir d’ordres prĂ©cis sur la maniĂšre dont il doit rĂ©aliser ses prestations. Il ne doit pas non plus ĂȘtre tenu de respecter un planning de travail. L’autoentrepreneur doit conserver la possibilitĂ© de dĂ©velopper une clientĂšle extĂ©rieure. Les relations de travail entre l’autoentrepreneur et l’entreprise doivent ĂȘtre cantonnĂ©es Ă  la seule exĂ©cution des prestations. Cela implique de limiter les interactions entre l’autoentrepreneur et vos salariĂ©s aux seuls besoins de l’exĂ©cution de la prestation et d’éviter surtout que soit initiĂ©e une relation et un contrĂŽle hiĂ©rarchique Ă  son Ă©gard. Vous devez toujours vous placer comme le client d’un autoentrepreneur. Toute nouvelle prestation, qui n’était initialement pas prĂ©vue dans le contrat, devra au prĂ©alable ĂȘtre proposĂ©e Ă  l’autoentrepreneur, qui se chargera d’établir une proposition fixant notamment ses conditions financiĂšres. Les risques d’une requalification Si votre prestataire autoentrepreneur n’est pas suffisamment indĂ©pendant dans la gestion de son activitĂ© et des modalitĂ©s d’organisation de son travail, le risque encouru est celui d’une requalification de la relation commerciale en contrat de travail. Les consĂ©quences qui en rĂ©sultent peuvent ĂȘtre lourdes. Le risque prud’homal L’autoentrepreneur reconnu salariĂ© par un Conseil de prud’hommes pourrait notamment solliciter des rappels de salaire en application de la convention collective qui n’a Ă©tĂ© appliquĂ©e mais aurait du l’ĂȘtre ; des congĂ©s payĂ©s ; des heures supplĂ©mentaires ; des dommages et intĂ©rĂȘts en cas de rupture du contrat ; une indemnitĂ© de 6 mois de salaire pour travail dissimulĂ© ; etc. Le risque pĂ©nal L’entreprise encourt notamment une peine d’amende ou la fermeture ; Le dirigeant Ă  titre personnel encourt notamment une peine d’emprisonnement ou une interdiction de gĂ©rer. Le risque URSSAF L’URSSAF peut opĂ©rer un redressement pour travail dissimulĂ© et notamment solliciter le paiement par l’entreprise de l’intĂ©gralitĂ© des cotisations sociales qui auraient dĂ» ĂȘtre versĂ©es si l’autoentrepreneur avait Ă©tĂ© un salariĂ©, auxquelles s’ajoutent bien entendu les pĂ©nalitĂ©s liĂ©es au redressement. L8221-6-1 du Code du Travail Art. D.5212-3 du Code du Travail Ordonnance n° 2019-861 du 21 aoĂ»t 2019 Un dispositif toujours incitatif au recours Ă  la sous-traitance pour les entreprises clientes. Plus de fluiditĂ© et de complĂ©mentaritĂ© entre les entreprises ordinaires, les entreprises adaptĂ©es et les ESAT pour dĂ©velopper l’emploi de personne handicapĂ©es tout en leur
Code du travail \ PARTIE 8 - CONTRÔLE DE L'APPLICATION DE LA LÉGISLATION DU TRAVAIL > LIVRE 2 - Lutte contre le travail illĂ©gal > TITRE 2 - Travail dissimulĂ© > CHAPITRE 1 - Interdictions > PARTIE LÉGISLATIVE > SECTION 3. - Travail dissimulĂ© par dissimulation d'emploi salariĂ© Loi n° 2008-776 du 4 aoĂ»t 2008 Travailleur indĂ©pendantEst prĂ©sumĂ© travailleur indĂ©pendant celui dont les conditions de travail sont dĂ©finies exclusivement par lui-mĂȘme ou par le contrat les dĂ©finissant avec son donneur d'ordre. En relation avec l'article L. 8221-6-1 La jurisprudence sociale

Parailleurs, en cas de non-respect de la lĂ©gislation relative au travail dissimulĂ© prĂ©vue aux articles L.8221-1 et L. 8221-2 du code du travail, le bĂ©nĂ©fice des mesures de rĂ©duction ou d’exonĂ©ration, totale ou partielle, de cotisations de sĂ©curitĂ© sociale ou de contributions dues aux organismes de sĂ©curitĂ© sociale est susceptible d’ĂȘtre annulĂ© ou rĂ©duit au titre des

Le recours au rĂ©gime de l’auto-entrepreneur ne doit pas ĂȘtre un moyen de contourner les dispositions lĂ©gales, notamment celles relatives au salariat. C’est ce que rappelle un arrĂȘt de la jurisprudence du Conseil d’Etat dans un jugement du 11 novembre 2014 publiĂ© le 21 janvier 2015 en considĂ©rant que constitue du travail dissimulĂ©, justifiant la fermeture provisoire d’un Ă©tablissement, le fait d’employer une personne en qualitĂ© d’auto-entrepreneur dans les conditions du salariat. Les faits traitĂ©s au Conseil d'Etat Un club de remise en forme a employĂ© un homme de mĂ©nage sous le rĂ©gime autoentrepreneur. Constatant que cette personne exerçait en rĂ©alitĂ© dans les conditions du salariat et n’avait volontairement fait l’objet d’aucune dĂ©claration d’emploi salariĂ© de la part du gĂ©rant, le prĂ©fet de police a ordonnĂ© la fermeture immĂ©diate de l’établissement pour 15 jours afin de sanctionner le travail dissimulĂ©, tel que le prĂ©voit l’article L. 8272-2 du Code du travail 1. La sociĂ©tĂ© estime que cette sanction constitue une atteinte grave et manifestement illĂ©gale aux libertĂ©s fondamentales du commerce et de l’industrie ». En situation de redressement judiciaire, elle entreprend donc un rĂ©fĂ©rĂ©-libertĂ© auprĂšs du tribunal administratif afin d’obtenir l’annulation de la dĂ©cision de fermeture administrative. Une telle mesure compromettant inĂ©luctablement ses chances de se redresser. Non convaincu par les arguments de la sociĂ©tĂ© tendant Ă  dĂ©montrer l’atteinte Ă  sa libertĂ© fondamentale, le juge a rejetĂ© la requĂȘte. Dans sa dĂ©cision du 11 novembre 2014, le Conseil d’Etat approuve l’ordonnance du tribunal administratif rejetant un Ă  un les arguments de l’employeur. La prĂ©somption de non-salariat renversĂ©e Le rĂ©gime d’auto-entrepreneur bĂ©nĂ©ficie d’une prĂ©somption de non-salariat selon l'article L. 8221-6 du Code du travail. Il s’agit d’une prĂ©somption simple qui peut ĂȘtre renversĂ©e en rapportant la preuve contraire et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qu'a fait le prĂ©fet de police. Non seulement la sociĂ©tĂ© Ă©tait Ă  la date des faits, la seule Ă  employer les services de l’intervenant, mais elle lui fournissait l’ensemble des instruments nĂ©cessaires Ă  son activitĂ©, et le dĂ©tail des tĂąches confiĂ©es l’était par voie d’instructions directes du gĂ©rant. Enfin, l’accord de prestation de services ne prĂ©cisait pas la consistance prĂ©cise du service Ă  rendre. Pour toutes ces raisons, le prĂ©fet a pu considĂ©rer que la situation de travail et de subordination de l’intervenant revĂȘtait le caractĂšre d’emploi salariĂ©. Ce que le Conseil d’Etat a confirmĂ©. La situation de travail dissimulĂ© caractĂ©risĂ©e Pour sa dĂ©fense, la sociĂ©tĂ© a produit une attestation de l’homme de mĂ©nage dĂ©montrant qu’il avait volontairement choisi le rĂ©gime d’auto-entrepreneur». Mais ce n’est pas suffisant pour le juge qui, pour rejeter l’argument de la sociĂ©tĂ©, se fonde sur une prĂ©cĂ©dente dĂ©claration de l’intervenant, portĂ©e au procĂšs-verbal du contrĂŽleur du travail, et dans laquelle il indiquait que le choix du rĂ©gime d'auto-entrepreneur lui avait Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© par la sociĂ©tĂ©. Les faits reprochĂ©s au gĂ©rant sont donc constitutifs de travail dissimulĂ© par dissimulation d’emploi salariĂ©. Cette dĂ©cision illustre de quelle façon le rĂ©gime d’auto-entrepreneur peut ĂȘtre parfois source de dĂ©rives de la part des employeurs. Nous pouvons nous rĂ©jouir de cette dĂ©cision qui dissuadera certains fraudeurs de se lancer dans une utilisation abusive de ce rĂ©gime. Ut4UF.
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